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  • Du code académique aux solutions professionnelles : une série d’exercices pour franchir le cap

    Du code académique aux solutions professionnelles : une série d’exercices pour franchir le cap

    Du code académique aux solutions professionnelles : une série d’exercices pour franchir le cap

    Bienvenue dans ce tout premier article d’une série qui me tient particulièrement à cœur. D’abord, si vous avez déjà eu l’impression que ce que vous codiez à l’université n’avait pas grand-chose à voir avec ce qu’on attend de vous dans le monde professionnel, sachez que vous n’êtes pas seule. En effet, ce fossé est bien réel. C’est précisément pour aider à le combler que je travaille au livre D’étudiante à professionnelle TI : Du code académique aux solutions logicielles professionnelles. Ainsi, cette série d’articles vient accompagner ce projet et vous offrir un espace pour réfléchir et pratiquer dès maintenant.

    Une série née d’un livre, un livre né d’une réalité

    Le livre D’étudiante à professionnelle TI s’adresse d’abord aux femmes qui font la transition entre les études en informatique et le marché du travail. Toutefois, il s’adresse aussi à toute personne qui souhaite comprendre ce que signifie vraiment écrire du code professionnel. En effet, il ne s’agit pas seulement de maîtriser une syntaxe ou de passer des examens. Il s’agit aussi de développer un mode de pensée, une rigueur et des réflexes propres aux milieux de travail en technologie.

    Dans cette série d’articles, je vous présenterai, un à un, les exercices qui seront inclus dans le livre. L’objectif est double : d’abord, vous offrir un avant-goût du contenu. Ensuite, vous permettre de commencer à pratiquer dès maintenant, avant même la publication de l’ouvrage.

    Ce qui vous attend dans les prochains articles

    Chaque article de cette série sera consacré à un exercice ou à une thématique tirée du livre. Vous y trouverez, par conséquent, des mises en situation concrètes. Vous y lirez aussi des réflexions guidées et des pistes pour développer les compétences qui font la différence en entreprise. De plus, les exercices aborderont les réalités du terrain telles qu’elles se présentent réellement dans les équipes de développement logiciel, sans simplification excessive.

    Je ne dévoilerai pas tous les détails d’un seul coup. En effet, la série est conçue pour progresser avec vous, un article à la fois, un apprentissage à la fois.

    Du code académique aux solutions logicielles : pourquoi ce passage est si crucial

    À l’université, on apprend à résoudre des problèmes bien définis, dans un cadre contrôlé. Souvent, on travaille seule devant son écran. En entreprise, la réalité est bien différente. Les exigences sont mouvantes. Les décisions sont collectives. Les contraintes sont multiples. Et le code doit être lisible, maintenable et évolutif. Ce n’est pas une question de talent ou d’intelligence. C’est plutôt une question d’exposition, de pratique et de repères.

    C’est précisément ce passage — de l’étudiante à la professionnelle — que le livre et cette série cherchent à éclairer et à faciliter. Ainsi, je souhaite proposer non pas des raccourcis illusoires, mais un accompagnement honnête et structuré.

    Suivez la série et ne manquez aucun exercice

    Si cette série vous interpelle, je vous invite à vous abonner au blogue pour être avisée dès la parution de chaque nouvel article. De plus, vous pouvez partager cet article avec une collègue, une étudiante ou toute personne qui vit cette transition entre les études et le marché du travail en TI. Ainsi, plus nous serons nombreuses à nommer ces réalités, plus il sera facile de les traverser.

    Le prochain article de la série arrive bientôt. En attendant, je vous invite à réfléchir à cette question : Quel est le plus grand écart que vous avez observé entre ce qu’on vous a enseigné à l’université et ce qu’on attendait de vous en entreprise ? Enfin, laissez votre réponse en commentaire : vos expériences font partie de la conversation.


    Cet article est le premier d’une série consacrée aux exercices du livre D’étudiante à professionnelle TI : Du code académique aux solutions logicielles professionnelles. Restez à l’affût des prochaines parutions.

  • Comment implémenter son premier  récit utilisateur

    Comment implémenter son premier récit utilisateur

    Le choc académique : quand le code devient permanent

    Le choc académique survient quand vos devoirs universitaires — des morceaux de code indépendants — cèdent la place au code intégré, bref quand il faut comprendre comment passer des devoirs aux solutions logicielles. En effet, à l’université, vous criez isolément. Désormais, en tant que nouvel employé, votre code doit interagir avec l’existant sans perturber son fonctionnement. Ainsi, certaines entreprises proposent des tests unitaires JUnit pour vérifier que votre nouveau code n’a pas affecté le reste du logiciel.

    Autrement dit, une fois le devoir rendu à l’université, il n’était plus jamais consulté ni exécuté, ce qui pose très concrètement la question de savoir comment passer des devoirs aux solutions logicielles. Pourtant, dans une entreprise informatique, le code source est examiné quotidiennement pendant des années, jusqu’à la fin de vie du logiciel. De plus, le logiciel basé sur ce code source fera l’objet de plusieurs versions dans différents environnements de test avant son déploiement final en production. Une fois en production, les utilisateurs finaux l’utiliseront quotidiennement jusqu’à ce que l’organisation décide de ne plus le soutenir ou qu’il arrive en fin de vie.

    Une responsabilité nouvelle envers les autres

    Votre code restera dans la base de code pendant des années. Inutile de le complexifier inutilement, car vous devrez probablement y revenir plus tard pour le modifier. D’autres développeurs pourraient avoir à le consulter longtemps après votre passage à un autre projet, au sein ou non de la même organisation.

    Ce choc académique crée une pression différente. En effet, vous n’êtes plus seul face à votre tâche. Vos choix affectent réellement d’autres personnes. Or, des collègues dépendent de votre code — et quand ça coince, signaler un bloqueur devient une compétence à part entière. Des utilisateurs comptent sur votre travail quotidiennement.

    Ce que personne ne m’a dit

    À l’université, vous pouviez « passer à autre chose ». En revanche, en entreprise, vous ne pouvez pas. C’est pourquoi ce devoir auquel vous avez donné 50 % d’effort existe toujours. Dans un an, vous le relirez peut-être. Dans trois ans, quelqu’un d’autre le modifiera. Par conséquent, cette réalité transforme votre approche. Vous ralentissez et vous réfléchissez davantage. De plus, réutiliser votre propre code devient impératif. Vous commentez pour les autres, vous pratiquez déjà une forme de gestion de l’information sans toujours le nommer ainsi.

    J’aurais aimé qu’on me prépare au choc académique que je vivrais, qu’on me parle aussi du manque de matériel éducatif en technologie de l’information vraiment aligné sur la réalité de l’entreprise. Qu’on me dise : en réalité, votre code n’est pas un exercice noté. C’est un artefact durable. Il raconte votre histoire professionnelle. Ainsi, votre code reflète votre respect pour les autres. Il montre votre réflexion sur les cas limites. Il révèle, finalement, votre honnêteté intellectuelle.

    Embrasser le choc académique

    La bonne nouvelle ? Cette pression n’est pas paralysante si vous la recontextualisez. Au contraire, elle devient une invitation à créer quelque chose dont vous serez fier. Ainsi, vous commencez à contribuer réellement. Vous commencez aussi à être une personne sur qui on peut compter. Finalement, cette transition est difficile, mais elle est aussi libératrice, parce qu’enfin, votre travail compte vraiment.